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Rénovation énergétique à Anglefort

Parmi les 168 logements diagnostiqués depuis juillet 2021 dans la commune, 21,4 % sont classés F ou G, soit plus du double de la part observée dans l'Ain (10 %). À l'inverse, seulement 6 % atteignent les classes A ou B. La consommation moyenne atteint 238 kWh/m²/an, contre 197 dans le département. Ces chiffres décrivent les logements ayant fait l'objet d'un diagnostic, et non l'ensemble du parc communal, mais ils indiquent une marge de progression réelle pour une part notable des habitations.

21 % des logements diagnostiqués sont des passoires thermiques (F ou G), contre 10 % en Ain.

  1. A 4 %
  2. B 2 %
  3. C 20 %
  4. D 30 %
  5. E 23 %
  6. F 14 %
  7. G 8 %
Répartition des 168 DPE réalisés à Anglefort depuis juillet 2021.
Consommation moyenne
238 kWh/m²/an
Moyenne du département
197 kWh/m²/an
Logements classés A ou B
6 %
Rang pour les passoires
7e sur 167

Ce que disent les diagnostics

La répartition des étiquettes se concentre au milieu de l'échelle : 29,8 % des logements sont classés D, 22,6 % E et 20,2 % C. Les classes les plus performantes restent marginales, avec 6 % en A ou B. Les étiquettes F et G cumulent 21,4 % des logements, dont 7,7 % en G. Par rapport aux communes voisines, la situation est contrastée. Arvière-en-Valromey affiche 41,1 % de passoires, Champagne-en-Valromey 29,4 % et Talissieu 26,8 %, alors que Corbonod (16 %), Seyssel (12,2 %) et Culoz-Béon (10,3 %) sont nettement en dessous. Anglefort se place à peu près au niveau de la moyenne de ces six communes, qui est de 22,6 %. Elle figure aussi parmi les 78 communes les plus touchées sur 357 étudiées dans le département.

L'époque de construction aide à comprendre ces résultats. Sur les 88 logements dont la période est renseignée, 53 datent de 1948 à 1974, soit environ 60 %, avant les premières exigences d'isolation thermique. Les constructions postérieures à 1989 sont peu nombreuses dans l'échantillon, avec 25 logements entre 1989 et 2005. Côté chauffage, l'électricité domine avec 86 logements sur 162 renseignés, suivie du fioul (29) et du propane (28). Ces deux énergies fossiles concernent donc à elles seules plus d'un tiers des logements. Les maisons représentent 111 des 168 diagnostics, avec une surface moyenne de 97 m², ce qui pèse fortement sur les consommations.

Époque de construction des logements diagnostiqués

Énergie principale de chauffage

Comparaison avec les communes voisines

CommuneDistancePassoires F-GConso. moyenne
Anglefort–21 %238 kWh/m²
Culoz-Béon 6,2 km 10 % 206 kWh/m²
Corbonod 6,5 km 16 % 233 kWh/m²
Artemare 9,0 km 18 % 243 kWh/m²
Valromey-sur-Séran 10,4 km 38 % 299 kWh/m²

Louer un logement classé F ou G

La loi Climat et Résilience interdit progressivement de mettre en location les logements les moins performants. À Anglefort, 36 logements diagnostiqués depuis 2021 sont classés F ou G.

Calendrier applicable en France métropolitaine, sous réserve d'évolutions législatives. Il concerne les nouveaux baux et leurs renouvellements. Référence : service-public.fr.

Par où commencer les travaux

Les données orientent les priorités vers le bâti ancien et le système de chauffage. Dans des maisons souvent anciennes et peu isolées, l'amélioration de l'enveloppe (toiture, murs, planchers bas, menuiseries) constitue généralement le premier levier, car elle réduit les besoins avant tout changement d'équipement. Pour les logements chauffés au fioul ou au propane, le remplacement de la chaudière par une solution moins émettrice peut apporter un gain notable, à condition de dimensionner l'installation après les travaux d'isolation. Une étude préalable permet d'établir l'ordre le plus efficace pour chaque bâtiment.

Il est conseillé de confier les travaux à un professionnel reconnu garant de l'environnement (RGE), condition souvent exigée pour bénéficier des aides publiques. Or, selon les données disponibles, aucune entreprise RGE n'est recensée dans un rayon de 20 km autour de la commune. Il est donc utile d'élargir la recherche au-delà de ce périmètre, en consultant l'annuaire officiel des professionnels RGE et en comparant plusieurs devis. France Rénov' peut également orienter les propriétaires vers un accompagnement adapté à leur projet et à leur situation.

Les aides à la rénovation

MaPrimeRénov', les certificats d'économies d'énergie (CEE), l'éco-prêt à taux zéro et la TVA à 5,5 % peuvent se cumuler sous conditions. Leurs montants dépendent de vos revenus et des travaux, et évoluent chaque année. Un conseiller France Rénov' vous oriente gratuitement : france-renov.gouv.fr.

Questions fréquentes

Quelle part des logements d'Anglefort sont des passoires énergétiques ?

Sur les 168 logements diagnostiqués depuis juillet 2021, 21,4 % sont classés F ou G, dont 7,7 % en G. Cela représente environ un logement sur cinq, contre 10 % en moyenne dans l'Ain. Ce chiffre ne concerne que les logements diagnostiqués et ne reflète pas nécessairement l'ensemble du parc communal. Il donne toutefois une indication fiable de la situation locale.

Un logement classé F ou G peut-il être loué à Anglefort ?

Les logements classés F ou G sont soumis à des restrictions de location, qui se renforcent progressivement selon le calendrier fixé par la réglementation. Un bailleur doit donc vérifier la situation précise de son bien et les obligations qui s'appliquent avant de mettre en location. Les locataires peuvent se renseigner auprès des services compétents de l'État ou de l'information logement de leur département pour connaître leurs droits.

Comment trouver un artisan RGE près d'Anglefort ?

Les données disponibles ne recensent aucune entreprise RGE dans un rayon de 20 km autour de la commune. Il convient donc d'étendre la recherche à un périmètre plus large, en utilisant l'annuaire officiel des professionnels RGE. Vérifiez que la qualification couvre bien le type de travaux envisagé, puis demandez plusieurs devis détaillés. France Rénov' peut aussi aider à identifier les professionnels disponibles dans votre secteur.

Chiffres calculés à partir des DPE publiés par l'ADEME, données mises à jour le 24/10/2026. Ils décrivent les logements diagnostiqués, pas l'ensemble des logements de la commune. Comment ces chiffres sont calculés.